Primo1D

20 Avr 2021

Après avoir passé ses sept premières années à Minatec, Primo1D a quitté le BHT1 en février 2021 afin d’industrialiser la fabrication de ses produits innovants en matière de RFID.

Mais c’est bien dans les locaux de Minatec Entreprises que la start-up a fait progresser la technologie de rupture issue du Leti et mis au point les prototypes ainsi que les machines spéciales dédiées à la production de fil textile RFID.

Quels sont les caractéristiques technologiques et les atouts du fil RFID ?

La technologie E-Thread®, que Primo1D a développée à partir des travaux du Leti, repose sur une micro-encapsulation simple et robuste de puces RFID. Pour fabriquer ce fil RFID, nous connectons directement les deux brins conducteurs de l’antenne sur la puce, supprimant ainsi les étapes classiques (contacts sur une grille de connexion, mise en boitier, soudures externes) utilisées en électronique. L’assemblage obtenu est si petit qu’il peut être intégré dans un fil textile. En permettant de connecter facilement les objets de tous les jours à l’IoT, le conditionnement filaire apporte donc une valeur ajoutée unique à nos produits.

Quels marchés adressez-vous ?

Le secteur du textile, et plus particulièrement les acteurs du commerce de l’habillement, constitue une cible prioritaire. L’intérêt est que notre système RFID en champ lointain peut être incorporé lors de la phase de confection du vêtement. Il permet notamment de faciliter sa traçabilité et de jouer le rôle d’antivol de manière durable et invisible. Nous sommes aujourd’hui en phase de qualification avec des leaders de l’habillement qui sont très intéressés par nos produits.
Nous travaillons aussi pour d’autres industriels dans des domaines variés (pneus, cordes, câbles…) pour lesquels l’incorporation du fil RFID au produit apporterait une valeur d’usage sans comparaison (identification, authentification, gestion des flux logistiques).

De quels locaux bénéficiiez-vous au BHT1 ?

Lors de la création de Primo1D en 2013, nous avions un laboratoire de 100 m2 et nos bureaux étaient dans le bâtiment 51 du CEA. En 2019, nous avons regroupé nos locaux au BHT1 où nous louions, en tout, trois modules. Nos travaux de R&D et la production de très petites séries de tags qui se sont peu à peu mis en place n’ont pas nécessité, dans cette phase, d’une extension significative de notre surface. Nous avions besoin d’alimentation électrique basse tension, de système d’extraction d’air et d’alimentation en fluides (air comprimé et vide). L’ensemble de ces réseaux faisait partie des services et équipements de base des modules du BHT. Durant notre long séjour au BHT, nous n’avons rencontré aucune difficulté sauf en mars 2020, lorsque nous avons dû faire rentrer une machine spéciale de très grandes dimensions. Cela a été épique et nous avons dû casser une porte !

Quel bilan dressez-vous de ces années au BHT1 ?

Un bilan parfait ! Nous sommes partis rue des Berges uniquement pour avoir plus de place afin d’installer nos machines de production, mais nous étions très satisfaits d’être au BHT ! Les 17 collaborateurs de Primo1D appréciaient tous l’environnement. Ne se soucier ni de sécurité, ni de logistique, ni de ménage… c’est idéal pour une start-up. Nous avons pleinement profité des services proposés et de l’accompagnement de Minatec Entreprises, dont l’équipe support a toujours répondu présente lorsque nous la sollicitions.